Voici un petit journal, pas vraiment intime, mais dans lequel on trouve un peu tout et n'importe quoi ! Ca parle d'actualité, de cinéma mais aussi de photos, de cuisine, de BD, de musique... Bref on y trouve un peu tous les ingrédients de la (ma) vie lyonnaise !
La sortie du film Mémoires d'une geisha (réalisé par Rob Marshall et adapté du best-seller d'Arthur Golden) est l'occasion rêvée pour écrire un mot sur ces fameuses geisha. Pour beaucoup d'occidentaux, une geisha est une prostituée de luxe. Et bien non ! Pas du tout ! Une geisha est une femme (d'origine japonaise) dédiant sa vie à la pratique des arts traditionnels. Ce terme signifie d'ailleurs « artiste » (du japonais : « gei » : art et « sha » : personne).
C'est une profession à part entière. La geisha doit savoir, par sa culture, animer une réunion ou un dîner pour plusieurs invités et participer activement aux moments de plaisir que sont les banquets en apportant les éléments artistiques (musique, chant...) et esthétiques les plus raffinés (danse, poésie, composition florale...). Elle fait partie, avec tout le respect que cela entraîne, de l'univers culturel nippon.
Les geisha ne sont donc pas des prostituées mais plutôt des hôtesses. Autrefois, il était néanmoins possible, et presque systématique, d'acheter leur virginité mais elles n'étaient pas forcées d'avoir des relations sexuelles avec leurs clients, ni même avec l'homme qui avait payé beaucoup d'argent pour acheter leur virginité.
En ce qui concerne le film, il faut le prendre pour ce qu'il est, une histoire d'amour impossible aux images magnifiques et envoûtantes accompagnées d'une très belle bande originale. Il manque peut-être un peu d'émotion dans cette oeuvre où l'aspect esthétique a été privilégié. Pour la petite histoire, le film a été boudé par les japonais... La raison en est évidente, un film sur le Japon traditionnel et ses geisha, réalisé par un américain et interprété par des actrices chinoises, ben... forcément ça ne colle pas vraiment et les japonais ne peuvent s'identifier au travers de ce film. Et puis en Chine, le film a été tout simplement interdit pour ne pas raviver les tensions entre les deux pays...