Voici un petit journal, pas vraiment intime, mais dans lequel on trouve un peu tout et n'importe quoi ! Ca parle d'actualité, de cinéma mais aussi de photos, de cuisine, de BD, de musique... Bref on y trouve un peu tous les ingrédients de la (ma) vie lyonnaise !
« Après une rupture douloureuse, Elizabeth se lance dans un périple à travers l'Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami - un émouvant patron de bar - tout en cherchant de quoi panser son cœur brisé. Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d'amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté et sa femme qui l'a quitté, une joueuse dans la déveine qui a une affaire à régler.
A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d'une plus profonde exploration d'elle-même. »
Même en changeant son directeur de la photographie - Darius Khondji (« Delicatessen », « La cité des enfants perdus », « Seven »…) remplace Christopher Doyle - la qualité esthétique, principale marque de fabrique de Wong Kar-Wai, reste flagrante et indéniable. Les couleurs sont magnifiques et tout est traité avec soin et minutie, chaque plan, chaque cadrage, chaque image… Et puis non seulement les ralentis sont parfaitement bien distillés, mais en plus, d’autres petites trouvailles viennent enrichir ce remarquable travail (séquences un peu floues, accélérées ou saccadées) et donnent à l’ensemble une incroyable élégance. C’est beau, c'est sensuel, et une fois de plus, la bande originale (dont une très jolie reprise du morceau phare de « In the mood for love ») accompagne admirablement cette réflexion sur l’amour, sur la vie. Malgré tout, l’atmosphère générale qui s’en dégage est différente de ses précédents films. L’histoire se déroule aux Etats-Unis, la culture est différente, la (romantique) retenue asiatique s’envole au profit de personnages aux caractères plus occidentaux, moins mystérieux. Ce genre d’exercice est périlleux pour un réalisateur étranger mais l’intérêt du film en est renforcé, il apporte sa propre vision extérieure des choses. D'ailleurs, il semble aimer les défis puisqu’il n’a pas hésité à confier le rôle principal à la touchante Norah Jones. Très belle performance pour une première au cinéma !